Il faut courir regarder la conférence du 27 mars 2008 donnée
par Jean-Marc Jancovici, ingénieur en bouleversements énergétiques, pour Spie, une boite de réseaux énergétiques.
Il annonce la catastrophe énergétique à venir, et il est manifestement suffisamment rigoureux pour avoir raison. Ça dure une heure et demi, et ça vaut un très bon film pour la tension et le secouage du spectateur.
Même pas seulement en raison du bouleversement climatique, mais beaucoup pour l’effondrement économique que nous allons connaître. Nous sommes, même quand le pétrole était à 150$/baril l’an dernier, à une époque ou l’énergie est exceptionnellement bon marché – et pareil pour l’U235, pour ne pas faire de jaloux.
Ces temps d’abondance vont s’éteindre. Nous arrivons au peak oil, et même si on se contrefout des désordres climatiques, le cout des énergies va s’envoler : même gâteau, voire qui se réduit, toujours plus de consommateurs. On peut prédire que la dernière goutte de fioul sera brulée dans un avion de l’USAF, et ils pairont très cher pour cette goutte, aucun autre acquéreur ne sera capable de les suivre. Il n’y a qu’a voir le cout de leur dernière acquisition.
Notre mode de vie va devoir changer. Ce peut être subi, ou affronté. Je le vois comme une nouvelle transition majeure, comme la transition démographique du dernier siècle :
1. un accroissement de la population très limité
2. un très fort accroissement de la population
3. une croissance de la population très faible.
Cette fois, c’est
1. une consommation d’énergie très faible
2. une débauche de consommation énergétique
3. le retour à une consommation d’énergie faible
Pour ne pas subir, je propose de prendre un peu d’avance sur l’augmentation du prix de l’énergie qui va arriver toute seule : taxer l’énergie progressivement (et reporter le gain fiscal en diminution sur d’autres rentrées fiscales, pour conserver un impact économique neutre) mais constamment, genre +10% ou +20% par an pendant 20 ans, pour parvenir à 1000$ le baril.
Ceux qui feront ça prendront de l’avance, développeront les technologies nécessaires pour cette nouvelle situation avant ceux qui resteront à la traine et seront les mieux placés pour bien se débrouiller dans ce prochain monde.
Plus jeune, je me disais que je n’étais pas responsable des conneries de mes aïeux. Aujourd’hui, je ne peux plus me défiler. Je fais partie du système. Pendant les premières années de ma vie professionnelle, j’avais ça en tête, mais le premier problème d’alors, c’était de s’assurer une sécurité économique. Ca fait cinq ans que je bosse, je peux considérer que les compétences que j’ai accumulé m’assureront le couvert quoi qu’il arrive.
Maintenant, plus d’exonération. Je suis responsable de la situation actuelle, comme tout le monde.
Bel exposé Professeur Croco.
Et ne parlons pas de l’eau.
Quand y aura plus de prétrole, ben y aura plus de voiture. Mais quand l’eau potable va manquer, ça va engendrer des putains de guerres.
Donc je ne remercie pas Croco, toujours la même rengaine avec ces mecs qui savent tout:
- http://www.youtube.com/watch?v=RlrMfkEutHo&feature=channel_page
- http://www.youtube.com/watch?v=HaEFxQSApH4&feature=channel_page
- http://www.youtube.com/watch?v=55TpaOzNYP0&feature=channel_page
- http://www.youtube.com/watch?v=lrlCK9x7jto&feature=channel_page
- http://www.youtube.com/watch?v=miCVncaZtUM&feature=channel_page
- http://www.youtube.com/watch?v=F6_RLxBlnoE&feature=channel_page
Il faut diminuer par dix et dès maintenant notre consommation d’énergie, sous peine de mourir dans moins de 50 ans dans d’atroces souffrances…
Rien de tel pour passer une bonne journée et croire que ce qu’on fait est bien utile, a part pour vivre dans ce monde moribond.
perso , j en fais des efforts . maintenant je prends les transports en commun pour aller a l aeroport.
je vois vraiment pas ce que je pourrais faire d autre.
Et puis je fais plus de vol transatlantique.